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Qu’est-ce qui détermine vraiment le salaire ?
Emploi, revenus et conjoncture
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Qu’est-ce qui détermine vraiment le salaire ?
mardi 22 mars 2011

Qu’est-ce qui détermine vraiment un salaire? C’est une excellente question, à laquelle les économistes et les politiques tentent de répondre depuis longtemps. 

A priori, le salaire devrait être déterminé par une équation assez simple, à quatre variables: la formation, le poste, l’expérience et le temps de travail. C’est ce que l’on trouve, par exemple, dans l’administration: pour un poste identique, plus on a de diplômes et plus on a d’expérience, plus le salaire augmente. Parallèlement, plus on a de responsabilités et plus on accumule les heures de travail, plus on est également payé. C’est logique.

Cette équation n’explique pourtant qu’une partie des différences de salaire. Elle oublie que dans une économie libérale comme la nôtre, l’impact de l’offre et de la demande est important, y compris sur les rémunérations.

En Valais, les Syndicats chrétiens viennent de publier le montant des salaires versés aux différents secteurs d’activité. Et l’on se rend compte, par exemple, qu’un mécanicien gagne environ 10% de moins qu’un maçon. Pourtant, les deux métiers sont assez identiques, du point de vue de la formation demandée et de la pénibilité du travail. Alors? Simplement, on trouve plus facilement des mécaniciens que des maçons, la maçonnerie étant un métier qui attire moins les jeunes. Ce qui fait jouer le mécanisme de l’offre et de la demande, poussant à la hausse le salaire des maçons.

Ce phénomène s’observe à tous les niveaux. Dans le dernier rapport annuel d’UBS, par exemple, on constate que les banquiers d’affaires sont mieux payés que les gérants de fortune (qui, pourtant, rapportent en moyenne plus d’argent à la banque, comme le montre un article d’Yves Hulmann, dans Le Temps). C’est le même mécanisme qui est en place: il est plus facile de trouver des bons gestionnaires de fortune que des bons banquiers d’affaires. Les salaires de ces derniers prennent donc l’ascenseur.

Morale de cette histoire, si vous hésitez entre plusieurs métiers, prenez celui qui est le moins populaire, c’est vraisemblablement celui qui paiera le mieux. Bonus supplémentaire, c’est aussi celui où il y a aura probablement le moins de chômage.

En savoir plus: Journal iconomix «Différences salariales»

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