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Rachel Cordonier, lundi, 23 janvier 2017, 12:01

Panel suisse de ménages: quèsaco?

«Vivre en Suisse»: présentation de l’enquête et de ses possibles utilisations.

Source: Wikimedia – auteur: chensiyuan

Un panel Suisse des ménages

Auprès des chercheurs, l’enquête «Vivre en Suisse» est plus connue sous le nom de Panel suisse de ménages (PSM). Créé en 1999 sur une base similaire à celle d’autres pays, le panel regroupe un ensemble de ménages privés vivant en Suisse. Le but est de suivre l’évolution de ces ménages en leur posant annuellement un ensemble de questions sur divers sujets (vie familiale, travail, croyances, santé, bonheur…). Ainsi, 5'074 ménages, correspondant à 12'931 individus, sont suivis depuis 17 ans (et environ 30'000 depuis 2013). Ces données sont particulièrement intéressantes car elles sont représentatives, c’est-à-dire que les pourcentages de ménages par région observés dans la population helvétique totale sont respectés dans les échantillons (par exemple, 18-19% des ménages de l’échantillon viennent de la région Genève-Vaud-Valais).

A quoi servent ces données?

Le questionnaire soumis aux ménages sélectionnés couvre une multitude de thématiques et peut donc être utilisé pour un large spectre de recherche. Pour se donner une petite idée de l’étendue de son utilisation, il suffit de regarder les 34 pages de références à des études, publications ou thèses basées sur ces données (liste de publications). Plus d’un tiers des utilisateurs sont issus du domaine de la sociologie, un autre tiers de l’économie et le tiers restant se divise entre sciences politiques, santé publique, psychologie, statistique et éducation.

Les questions-réponses ci-dessous, donnent un petit aperçu des études basées sur ces données:

  • Les mères travailleuses célibataires sont-elles en moins bonne santé? Oui, selon l’étude de Struffolino et ses co-auteures, qui compare la situation de femmes célibataires suisses à celles qui ont un partenaire, tout en tenant compte des différences de taux d’activité et du niveau d’éducation.
  • Est-ce que les catastrophes naturelles peuvent changer l’opinion publique? Oui, selon les résultats de la recherche menée par Goebel et co-auteurs. Les individus deviennent plus inquiets à propos des questions environnementales et les partis écologiques comptent plus de soutiens à la suite d’une catastrophe naturelle, même si celle-ci survient dans un pays éloigné.
  • Est-ce qu’en Suisse, comme dans certains pays européens, quitter le foyer parental augmente le risque de pauvreté? De manière générale, Boris Wernli et Caroline Henchoz concluent que non, bien que, de facto, les moyens des jeunes en question diminuent et que l’épargne devient plus difficile. A noter que les situations de dettes ou de crédit à rembourser sont plus fréquentes chez les jeunes vivant chez leurs parents.
  • Est-ce que l’art influence notre bien-être physique et mental? Non, selon Dorota Węziak-Białowolska. En effet, ses résultats ne trouvent aucun lien causal entre l’exercice d’une activité artistique ou culturelle et le bien-être.

Avec le temps qui passe, la base de données devient encore plus intéressante car l’évolution des ménages sera observée sur de longues périodes. Cela permettra par exemple de répondre à des questions de type générationnel, essentielles dans notre société vieillissante.

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Pour en savoir plus:

  • Module «Economie urbaine»
  • Unité de cours «Jeu du budget»
  • FORS. Site du FORS et du Panel suisse de ménages. Informations sur l’étude, la collecte de données et les diverses études liées.

Rachel Cordonier,
Doctorante en sciences économiques et assistante à l’Université de Lausanne.

Cet article est une contribution d’une invitée. Son contenu n’engage que la responsabilité de l’auteur.

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