Entre 1930 et 1939, 60 banques furent reprises ou liquidées en Suisse. Sur les huit grandes banques d’alors, six durent entreprendre des mesures d’assainissement. La Banque d’Escompte Suisse fit même faillite en 1934. Durant cette crise, le politique initia d’importantes orientations que l’on ressent aujourd’hui encore.
La loi sur les banques entra en vigueur le 1er mars 1935. Différentes prescriptions concernant l’organisation des banques, les fonds propres, les liquidités, le bilan et l’audit figurent notamment dans cette loi.
Dans le même temps, la Commission fédérale des banques, prédécesseur de l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (FINMA), fut créée en tant qu’autorité suprême de surveillance des marchés financiers.
Jusqu’à aujourd’hui, la loi sur les banques et la FINMA sont les instruments les plus importants de la régulation des marchés financiers, alors que les lois sont régulièrement ajustées par le parlement. La finance fait ainsi partie des branches les plus fortement régulées et surveillées de Suisse.
Comme il y a presque 75 ans, la régulation du secteur financier est aujourd’hui remise en question tant sur le plan national qu’international. La coopération internationale demeure toutefois lacunaire malgré le fait que la plupart des pays appliquent des régulations rigoureuses pour les marchés financiers.
Lors du sommet du G20 à Londres, l’accent a été mis sur la création d’une autorité de surveillance transnationale dont la mission serait de garder un œil sur les instituts financiers actifs à travers le monde. En outre, la transparence des produits financiers devrait être accrue et les banques amenées à conserver une plus grande part de fonds propres pour mieux parer à d’éventuelles pertes.
Pour l’équipe d’iconomix,
Jean-Marc Huguenin et Ronald Indergand


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