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		 <title>Blog iconomix | fr</title>
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			<title>Blog iconomix</title> 
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	<title>Ghana: pas à pas vers le succès</title>
	
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				<description>Avec leurs capacités athlétiques, techniques et tactiques, les équipes africaines sont proches du sommet de la hiérarchie, selon Otto Rehagel, entraîneur de la Grèce. La performance de l’équipe du Ghana et de ses «Blacks Stars», qualifié pour les quarts de final de la coupe du monde, lui donne raison.
Le football n’est bien évidemment pas le seul domaine dans lequel les pays d’Afrique s’améliorent. Dans le domaine financier, la population possède aujourd’hui un meilleur accès aux services financiers qu’auparavant, notamment grâce à l’apparition de la &lt;b&gt;microfinance&lt;/b&gt;.
&lt;i&gt;Microfinance? Revenons en arrière.&lt;/i&gt;
Depuis longtemps, la population du Ghana utilise les &lt;b&gt;systèmes financiers informels&lt;/b&gt; comme celui des collecteurs «susu». Ces «banquiers mobiles», qui opèrent souvent depuis des kiosques, connaissent leurs clients personnellement et leur rendent visite chaque jour pour collecter de petits montants d’épargne. A la fin du mois, les clients récupèrent leur épargne, après déduction d’une commission. A tour de rôle, les clients peuvent obtenir l’ensemble des montants collectés sous la forme d’un crédit à rembourser par leurs contributions lors des prochains tours*.
Les systèmes financiers informels atteignent 1,2 million de personnes au Ghana – mais ils offrent &lt;b&gt;peu de flexibilité&lt;/b&gt;, sont limités localement et n’introduisent pas de moyens financiers externes dans la communauté.
&lt;i&gt;Mais les banques d’affaires ne réussissent pas non plus.&lt;/i&gt;
Pour les banques à la recherche d’un profit, les services aux petits clients ne valent guère la peine. La vérification de la solvabilité de ces clients entraîne des frais administratifs élevés et réduit la marge bénéficiaire. Dans une situation où les petits clients ne peuvent pas offrir de garanties, un taux d’intérêt élevé ne constitue pas une mesure de protection suffisante. Il peut même se révéler contre-productif, car il exclut du marché les emprunteurs solvables, alors que leurs projets génèrent pourtant un rendement suffisant**.
Au Ghana, seulement 5% des foyers ont accès au système bancaire ordinaire – les &lt;b&gt;services financiers formels sont inaccessibles pour la majorité des personnes&lt;/b&gt;.
&lt;i&gt;La microfinance essaie de pallier ce manque.&lt;/i&gt;
Opérée par des institutions qui ont accès au marché financier formel, la microfinance utilise des méthodes orientées vers la communauté. L’une de ces méthodes est &lt;b&gt;l’octroi de crédits à des groupes&lt;/b&gt;: par exemple, les emprunteurs d’un même village sont solidairement responsables pour le remboursement de leurs crédits individuels. Cela permet d’augmenter le taux de remboursement. Grâce au contrôle social et à la coopération, 95% des emprunteurs parviennent à rembourser leurs crédits – ce qui permet en retour à l’institution financière de baisser les taux d’intérêt.</description>
	<category>Road to South Africa, Intérêt - crédit - épargne</category>
	<pubDate>Mon, 28 Jun 2010 09:31:00 +0200</pubDate>
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<item>
	<title>Côte d’Ivoire : investissements directs, effets incertains</title>
	
	<link>http://www.iconomix.ch/fr/services/blog/archive/2010/06/24/cote-divoire-investissements-directs-effets-incertains/</link>
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				<description>Stable, cosmopolite et prospère: pendant longtemps, la Côte d’Ivoire a eu la &lt;b&gt;réputation de l’économie modèle de l’Afrique de l’Ouest&lt;/b&gt;. L’ancien président Félix Houphouët-Boigny a mené un gouvernement autocrate ne tolérant pas d’opposition. La démocratie a été sacrifiée à l’ombre des gratte-ciel d’Abidjan et des plantations qui entourent la ville, symboles du succès économique. Entre 1960 et 1980, la Côte d’Ivoire a connu l’un des taux de croissance les plus élevés du monde*.</description>
	<category>Croissance économique, Road to South Africa</category>
	<pubDate>Thu, 24 Jun 2010 09:38:00 +0200</pubDate>
</item>
<item>
	<title>La future détérioration de la dette publique</title>
	
	<link>http://www.iconomix.ch/fr/services/blog/archive/2010/06/22/la-future-deterioration-de-la-dette-publique/</link>
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				<description>Le terme de faillite des Etats est, depuis la crise grecque, largement répandu dans les médias. La dette publique s'est fortement accrue à la suite de la crise financière et de l'intervention des Etats. En pourcentage du PIB, elle devrait dépasser 100% dans les pays industrialisés l'année prochaine. Pourtant, le pire est à venir selon un &lt;link http://www.bis.org/publ/work300.pdf - extLink&gt;travail de recherche&lt;/link&gt; de la &lt;link http://www.bis.org/ - extLink&gt;BRI&lt;/link&gt;*. Or cette haute autorité monétaire n'a pas coutume de dramatiser la situation. Pourtant les auteurs affirment que le vieillissement de la population, par ses effets sur les finances publiques, «crée encore un plus grand danger» que les implications de crise financière.
La détérioration résulte en partie des plans de relance massifs et coûteux réalisés pendant la crise financière. Ils représentent 13,2% du PIB des pays industrialisés, y compris l'injection de capitaux dans les banques et les achats de titres, mais sans les garanties de dettes. L'impact a été considérable sur les finances publiques: une détérioration de 20 à 30% du PIB en trois ans, selon la BRI. Sans une réaction énergique des pouvoir publics, la tendance ne s'améliorera pas de sitôt. Or la croissance économique est moindre dès que la dette publique s'approche de 100% du PIB. 
Il est encore plus important de cerner la nature du problème, selon les auteurs. Elle n'est pas cyclique. Elle ne s'évaporera pas donc avec le retour de la croissance économique. Elle est structurelle. D'ailleurs ni l'emploi ni la croissance ne devraient rapidement retrouver leur niveau d'avant la crise, selon les auteurs de l'étude. Le déficit public est en effet de plus en plus lié au vieillissement démographique et à ses coûts en termes de santé et de retraite. Or le rapport entre la population active et les personnes à la retraite va progressivement se détériorer, spécialement au Japon, en Espagne, en Italie et en Grèce. Nous remarquerons que nous retrouvons les pays les plus visés actuellement. 
Les prévisions à long terme sont très pessimistes si l'on intègre les promesses de financement liées au vieillissement, même si les auteurs prennent volontairement des hypothèses favorables telles que le maintien des taux d'intérêt actuels et une croissance économique revenant au niveau d'avant la grande récession. 
D'ici 2020, le déficit budgétaire augmenterait de 13% du PIB en Irlande, 8 à 10% aux Etats-Unis, Royaume-Uni, Japon, Espagne et 3 à 7% en Allemagne, Grèce et au Portugal. Cette détérioration augmenterait encore le fardeau de la dette et le ferait&amp;nbsp; grimper à 300% du PIB au Japon, 200% au Royaume-Uni et 150% aux Etats-Unis, France, Italie et Grèce. Ce n'est naturellement pas durable. 
Les efforts exigés sont importants. Mais pour que les mesures sur les engagements de l'Etat liés au vieillissement ne pénalisent pas la conjoncture, mieux vaut un relèvement de l'âge de la retraite qu'une hausse des impôts. 
* CECCHETTI S.G., MOHANTY M.S. &amp;amp; ZAMPOLI F. (2010), &lt;link http://www.bis.org/publ/work300.pdf - extLink&gt;The future of public debt: prospects ans implications&lt;/link&gt;, Bank for International Settlements, Working Paper No 300.</description>
	<category>Conjoncture, Rôle de l´Etat</category>
	<pubDate>Tue, 22 Jun 2010 11:54:00 +0200</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Shopping le dimanche?</title>
	
	<link>http://www.iconomix.ch/fr/services/blog/archive/2010/06/17/shopping-le-dimanche/</link>
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				<description>Ce qui va de soi dans de nombreux pays industrialisés demeure controversé en Suisse : les magasins doivent-ils être autorisés à &lt;b&gt;ouvrir le dimanche&lt;/b&gt;? Plusieurs cantons offrent déjà la possibilité aux commerces d’ouvrir quatre dimanches par année, comme Neuchâtel par exemple. Les votations du 13 juin 2010 dans deux cantons ne permettent pas de trancher la question : si Soleure accepte à 54% d’augmenter de deux à quatre dimanches d’ouverture par année, le canton d’Argovie le refuse à 53,6%.
Les partisans de l’ouverture dominicale avancent l’accroissement des &lt;b&gt;besoins des consommateurs&lt;/b&gt;. Au lieu d’avoir à subir le stress des achats en fin de journée à la sortie des bureaux, les clients pourraient tranquillement effectuer leurs courses le dimanche. Le shopping redeviendrait un plaisir, et l’envie d’acheter serait stimulée. Une augmentation des ventes et la création de places de travail en seraient les conséquences.
Les opposants à l’ouverture dominicale souhaitent défendre les &lt;b&gt;intérêts des employés&lt;/b&gt;. Dans le canton de Lucerne, l’introduction de deux dimanches d’ouverture supplémentaires a été refusée sous prétexte que la paix du dimanche ne doit pas être entravée par le travail d’un jour ouvrable. Les parents dépendent particulièrement des dimanches et des jours fériés pour passer du temps avec leur famille*. Même s’ils étaient compensés par un autre jour ouvrable de congé pour le travail supplémentaire effectué le dimanche, la vie de famille en souffrirait.
L’effet positif ou négatif d’une ouverture dominicale dépend donc d’une combinaison de différents facteurs. Par exemple, il serait nécessaire de savoir si les consommateurs du dimanche conserveraient leurs &lt;b&gt;habitudes d’achat durant le reste de la semaine&lt;/b&gt;. Autrement dit, la demande augmenterait-elle réellement? Et s’il y avait augmentation, serait-elle durable? En outre, et pour que cela vaille la peine d’ouvrir le dimanche, l’accroissement du chiffre d’affaires devrait être suffisant pour couvrir l’augmentation des coûts de personnel.
Pour beaucoup de Suisses, le dimanche demeure un jour de repos, comme le montre le résultat de la votation fédérale de novembre 2005 sur l’heure d’ouverture des commerces dans les centres de transport public. Le peuple acceptait alors à &lt;link http://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index/themen/17/03/blank/key/2005/03.html - extLink&gt;50,6%&lt;/link&gt; l’ouverture des magasins dans les gares et les aéroports le dimanche**.
Pour l’équipe d’iconomix,&lt;br /&gt;Carolin Straus et Jean-Marc Huguenin
La réflexion autour de ce blog se poursuit dans l’édition de &lt;link fr/alacarte/detail/a015/journal/politics-economics-de-juin-2010/ - intLink&gt;Politics-Economics de juin 2010&lt;/link&gt;. Consultez les questions qui y sont proposées!
* SECO (2005), &lt;link http://www.seco.admin.ch/dokumentation/publikation/00004/00005/01788/index.html?lang=de - extLink&gt;Volkswirtschaftliche Auswirkungen flexibler Ladenöffnungszeiten&lt;/link&gt;, Bern (uniquement en allemand)
** LE TEMPS, 28 novembre 2005, &lt;link http://www.letemps.ch/Page/Uuid/bc93f2fa-aee3-11dd-bf59-ad3d6140ad87/Magasins_ouverts_le_dimanche_un_oui_étriqué_à_la_libéralisation - extLink&gt;Magasins ouverts le dimanche: un oui étriqué à la libéralisation&lt;/link&gt;.</description>
	<category>Politics-Economics</category>
	<pubDate>Thu, 17 Jun 2010 07:45:00 +0200</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Portugal: la valeur économique d’un travailleur</title>
	
	<link>http://www.iconomix.ch/fr/services/blog/archive/2010/06/14/portugal-la-valeur-economique-dun-travailleur/</link>
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				<description>&lt;i&gt;«Donne un poisson à un homme, il mangera un jour.&lt;br /&gt;Apprends-lui à pêcher, il mangera toute sa vie.»&lt;/i&gt;
Ce proverbe chinois est beaucoup plus ancien que les premières théories de la croissance que la science économique a produites au 18ème et 19ème siècle. Mais son assertion est toujours valable: une économie ne croît pas seulement par les nouvelles technologies, mais avant tout par ceux qui les inventent et les utilisent.
L’économie moderne capte ce concept avec le terme de &lt;b&gt;«capital humain»&lt;/b&gt;. Il comprend l'ensemble des &lt;b&gt;capacités&lt;/b&gt;, des &lt;b&gt;connaissances&lt;/b&gt; et des &lt;b&gt;compétences&lt;/b&gt; qu’un travailleur possède. Le capital humain peut être augmenté par l’éducation et l’expérience. Durant sa formation, une personne acquiert des capacités spécifiques qu’elle appliquera et améliorera durant sa vie professionnelle. Plus le capital humain est élevé, plus le travail est productif. Ainsi, un employé qualifié et expérimenté fournira plus de prestations par heure de travail qu’un débutant.
La quantité moyenne d’&lt;b&gt;années de scolarité&lt;/b&gt; est une bonne mesure du niveau de formation d’un pays. Dans les pays industrialisés, elle est typiquement plus élevée que dans les autres*.</description>
	<category>Road to South Africa, Croissance économique</category>
	<pubDate>Mon, 14 Jun 2010 09:34:00 +0200</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Le Roi est mort, vive …</title>
	
	<link>http://www.iconomix.ch/fr/services/blog/archive/2010/06/11/le-roi-est-mort-vive/</link>
				<guid>http://www.iconomix.ch/fr/services/blog/archive/2010/06/11/le-roi-est-mort-vive/</guid>
				<description>Dans son nouveau livre, «&lt;link http://www.editionsfavre.com/evasionfiscale.php - extLink&gt;Le secret bancaire est mort, vive l’évasion fiscale&lt;/link&gt;», Myret Zaki, journaliste au magazine économique Bilan, défend la thèse que &lt;b&gt;l’évasion fiscale se passe de secret bancaire&lt;/b&gt;. En complément à l’ouvrage, de nombreux liens Internet vers des statistiques ou des bases légales sont proposés depuis le site des Editions Favre.</description>
	<category>Crise financière, Economic literacy (fr)</category>
	<pubDate>Fri, 11 Jun 2010 15:04:00 +0200</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Nigeria: un rêve hollywoodien</title>
	
	<link>http://www.iconomix.ch/fr/services/blog/archive/2010/06/09/nigeria-un-reve-hollywoodien/</link>
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				<description>Le big bang du film nigérien s’est produit en 1992: sorti de nulle part, un film amateur intitulé «Living in Bondage» se vendait à 750'000 copies. Depuis, la ville de Lagos est devenue la &lt;b&gt;métropole du film africain&lt;/b&gt;. 1000 à 2000 films sont tournés chaque année au Nigeria, générant entre 100 et 500 millions de dollars de chiffre d’affaires.
Près d’un million de personnes sont actives dans l’industrie du film (producteurs, acteurs, techniciens, scénaristes, graphistes, livreurs de DVD, exploitants de cinémas, propriétaires d’échoppes de films, etc.)*.
Ce succès est dû à l’&lt;b&gt;apparition des nouvelles technologies&lt;/b&gt;. Avant, les films devaient être tournés avec des caméras onéreuses, coupés et collés avec beaucoup de patience durant le montage et distribués en rouleaux peu maniables. Aujourd’hui, grâce à la technologie numérique, les films peuvent être produits en utilisant une fraction des heures de travail et des moyens financiers nécessaires autrefois.
La &lt;b&gt;technologie numérique&lt;/b&gt; est rapide, maniable et bon marché: les caméras numériques, les logiciels de traitement d’images, les DVD et Internet permettent de tourner un film en quelques semaines avec un budget modeste situé entre 10’000 et 20'000 dollars. Des cinéastes comme &lt;link http://www.thisisnollywood.com/film.htm - extLink&gt;Bond Emeruwa&lt;/link&gt; peuvent ainsi réaliser cinq, dix ou quinze films par année – des films qui, commercialisés au prix d’un dollar, trouveront un demi-million d’acheteurs dans toute l’Afrique**.</description>
	<category>Croissance économique, Road to South Africa</category>
	<pubDate>Wed, 09 Jun 2010 09:22:00 +0200</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Le prix de l’air pur</title>
	
	<link>http://www.iconomix.ch/fr/services/blog/archive/2010/06/07/le-prix-de-lair-pur/</link>
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				<description>Certaines activités produisent des effets sur des tiers. Lorsqu’elles ne sont pas complètement reflétées dans les prix, les économistes parlent d’&lt;b&gt;externalités&lt;/b&gt; ou d’&lt;b&gt;effets externes&lt;/b&gt;. Le mécanisme de marché ne parvient pas, en présence d’effets externes, à assurer une allocation optimale des facteurs de production. Les biens sont alors produits soit en trop petite soit en trop grande quantité. Deux types d’effets externes peuvent se produire:
&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Les &lt;strong&gt;externalités positives&lt;/strong&gt; (ou bénéfices externes) procurent des bénéfices à des personnes qui n’en sont pas destinataires et auxquelles aucun paiement n’est réclamé. Un programme de recherche peut par exemple produire des résultats qui profiteront à de nombreuses personnes tierces – et pas seulement aux scientifiques eux-mêmes. La recherche revêt ainsi les caractéristiques d’un &lt;link fr/modules/detail/m05/ - intLink&gt;bien public&lt;/link&gt;. Le marché a tendance à attribuer trop peu de ressources aux activités qui engendrent un bénéfice externe.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Les &lt;strong&gt;externalités négatives&lt;/strong&gt; (ou coûts externes) imposent une nuisance à des personnes sans les en dédommager d’une quelconque façon. Un exemple actuel est celui de la fumée. Si les fumeurs devaient systématiquement dédommager les personnes présentes dans la même salle qu’eux (pour cause de dommage provoqué par la fumée passive), moins de cigarettes seraient certainement fumées! Le marché a tendance à attribuer trop de ressources aux activités qui engendrent un coût externe.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
Pour permettre au marché d’être efficace, il est important que les effets externes soient intégrés dans le prix. On peut y parvenir en &lt;b&gt;internalisant&lt;/b&gt; les coûts externes. Mais avec quelles mesures?
Une possibilité consiste en la mise en place d’une &lt;b&gt;taxe d’incitation&lt;/b&gt; sur un bien. Elle se traduira par une augmentation de son prix, ce qui aura pour conséquence d’en réduire la consommation. Un exemple actuel est celui de la &lt;link http://www.bafu.admin.ch/co2-abgabe/index.html?lang=fr - extLink&gt;taxe sur le CO2&lt;/link&gt;. Une autre possibilité est l’introduction de &lt;b&gt;marchés de droits à polluer&lt;/b&gt; (par exemple le marché des &lt;link http://www.bafu.admin.ch/emissionshandel/index.html?lang=fr - extLink&gt;certificats d’émission CO2&lt;/link&gt;). De tels marchés permettent aux biens d’être consommés là où ils ont le plus de valeur. Tant les taxes d’incitation que les droits à polluer nécessitent une intervention étatique.
Il y a 50 ans, l’économiste Ronald &lt;b&gt;Coase&lt;/b&gt; proposa une autre solution pour résoudre le problème des effets externes sans intervention de l’Etat*. Elle repose sur la définition de &lt;b&gt;droits de propriété&lt;/b&gt;, qui doivent cependant être définis préalablement. Par exemple, l’air d’une salle pourrait être la propriété des personnes non-fumeurs. Les non-fumeurs seraient ensuite libres d’admettre une certaine quantité de fumée contre paiement, ou de renoncer totalement à la fumée (si pour eux l’air pur a une valeur inestimable). Cette solution présente un inconvénient: elle nécessite de nombreuses négociations. Les fumeurs et les non-fumeurs doivent sans cesse se remettre d’accord sur le prix d’une cigarette – ce qui, vous en conviendrez, est une entreprise délicate dans un bar bondé un samedi soir. 
Une &lt;b&gt;interdiction de fumer&lt;/b&gt; sur le plan national dans les espaces publics est entrée en vigueur le 1er mai dernier. D’un point de vue économique, une telle interdiction, à défaut d’être élégante, est pratique et réalisable. 
Pour l’équipe d’iconomix,&lt;br /&gt;Jean-Marc Huguenin et Simon Schmid
La réflexion autour de ce blog se poursuit dans l’édition de &lt;link fr/alacarte/detail/a015/ - extLink&gt;Politics-Economics de mai 2010&lt;/link&gt;. Consultez les questions qui y sont proposées!
* COASE R. (1960), &lt;link http://www.econ.washington.edu/user/yoramb/SOCIALCOST.PDF - extLink&gt;The Problem of Social Cost&lt;/link&gt;, Journal of Law and Economics, University of Chicago Press.
En savoir plus:&lt;br /&gt;– Jeu de stratégie iconomix: «&lt;link fr/modules/detail/m05/ - intLink&gt;Biens publics – Score more&lt;/link&gt;» &lt;br /&gt;– Ressource pédagogique «A la carte»: &lt;link fr/alacarte/detail/a017/ - intLink&gt;Tarification routière&lt;/link&gt;</description>
	<category>Ecologie et économie</category>
	<pubDate>Mon, 07 Jun 2010 18:34:00 +0200</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Espagne : l’investissement dans la «Roja»</title>
	
	<link>http://www.iconomix.ch/fr/services/blog/archive/2010/06/04/espagne-linvestissement-dans-la-roja/</link>
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				<description>La relation entre le capital et la performance économique apparaît clairement durant l’industrialisation de l’Europe au 18 et 19ème siècles. Avant cela, on pensait plutôt que la richesse d’un pays dépendait de ses réserves d’or ou de ses terres fertiles. Mais grâce aux machines à vapeur et aux métiers à tisser mécaniques, nous savons aujourd’hui que plus le &lt;strong&gt;capital par travailleur&lt;/strong&gt; est élevé, plus la performance économique est forte*.</description>
	<category>Road to South Africa, Croissance économique</category>
	<pubDate>Fri, 04 Jun 2010 08:51:00 +0200</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Cameroun: lions indomptables, logique inverse</title>
	
	<link>http://www.iconomix.ch/fr/services/blog/archive/2010/06/01/cameroun-lions-indomptables-logique-inverse/</link>
				<guid>http://www.iconomix.ch/fr/services/blog/archive/2010/06/01/cameroun-lions-indomptables-logique-inverse/</guid>
				<description>En 1990, l’équipe nationale de football du Cameroun a écrit l’histoire en atteignant les quarts de finale de la coupe du monde en Italie, une première pour une nation africaine. Face à l’Angleterre, les «lions indomptables» de &lt;link http://www.youtube.com/watch?v=r9rRVFYF93w - extLink&gt;Roger Milla&lt;/link&gt; se sont même retrouvés à un cheveu de la demi-finale.
La réalité du football ne correspond pas toujours à celle de l’économie – comme le montre le timing de l’exploit camerounais. En 1990, le Cameroun était en pleine crise structurelle. Il sortait pourtant de plusieurs années de croissance annuelle à 10% du &lt;b&gt;produit intérieur brut (PIB)&lt;/b&gt;. Mais à la suite de la chute des prix du pétrole et des produits agricoles en 1986, l’économie camerounaise a perdu son équilibre. Le pays fut contraint de freiner ses importations, de réduire ses dépenses publiques, de restructurer ses entreprises étatiques et de dévaluer sa monnaie, le franc CFA. Durant sept ans, la croissance du PIB s’éleva à zéro*.
En considérant le &lt;b&gt;PIB par habitant&lt;/b&gt; au lieu du PIB total (soit en divisant la performance économique annuelle par le nombre d’habitants), l’image apparaît plus dramatique encore. Après 1987, le PIB par habitant diminua de 3,2% par année. En 1994, il avait fondu de 20% par rapport à 1987.</description>
	<category>Road to South Africa, Croissance économique</category>
	<pubDate>Tue, 01 Jun 2010 13:25:00 +0200</pubDate>
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