De nombreux individus, organisations et institutions s’engagent à travers le monde pour l’éducation à l’économie. Quelles en sont les raisons? Dans quels buts? Celui qui considère la formation comme un droit fondamental peut trouver ces questions inutiles. Les économistes s’interrogent toutefois sur les notions d’utilité marginale et de coût marginal. Ces concepts doivent par conséquent également être appliqués à l’éducation à l’économie. La présente série d’articles est consacrée à cette thématique.
Il existe divers outcomes attendus de l’éducation à l’économie. Ces outcomes sont plus ou moins systématiquement étudiés dans la littérature scientifique*. La plupart des études existantes analysent l’impact de la «financial education», une branche spécifique de l’éducation à l’économie. De manière générale, la majorité des études identifient un impact (voir le schéma ci-dessous).
Une première question est de savoir si une mesure concrète entreprise (par exemple un cours avec iconomix) parvient à modifier l’état de connaissance des étudiants. Nous posons l’hypothèse –provisoire– que le savoir individuel ou toutes autres compétences sont effectivement influencés par la formation. D’autres questions se posent: est-ce que les comportements individuels se modifient? Observe-t-on des impacts au niveau de la société dans son ensemble et de l’économie?
Les impacts de l’éducation à l’économie sur le comportement individuel ont été partiellement analysés dans la littérature. Ainsi, l'éducation à l'économie influence:
- le comportement financier et face au risque des individus (qui devient plus réfléchi en matière d'épargne, d'endettement, de planification, de choix de placements, etc.);
- les consommateurs (qui deviennent plus exigeants);
- les décisions dans la vie de tous les jours;
- le comportement politique;
- la carrière professionnelle et le revenu;
- le comportement social et coopératif.
La littérature scientifique souligne aussi d’autres impacts positifs de l’éducation à l’économie sur le plan économique. Ces impacts doivent toutefois être confirmés par des recherches empiriques. Parmi eux, relevons:
- plus d’innovations et d’efficience sur les marchés financiers et des biens de consommation;
- plus grande stabilité financière;
- mise en œuvre de la politique monétaire facilitée;
- augmentation du taux d’épargne;
- influence sur la politique économique.
Les articles suivants apporteront d’autres éclairages sur les différentes questions abordées dans le présent article.
Pour l’équipe d’iconomix,
Michael Manz et Jean-Marc Huguenin


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