Le célèbre canard de la bande dessiné de Walt Disney intéresse les économistes pour ses comportements et ses choix vis-à-vis de l’argent. L’article «Economie des canards: Picsous» de Jean-Edouard Colliard, paru le 17 juin 2011 sur le Blog Mafeco, analyse des thématiques liées à la théorie économique que l’on retrouve souvent dans les histoires de Picsou.
Commençons par l’énorme quantité d’argent qui se trouve dans son coffre-fort. Elle semble à priori stockée sans qu’elle soit utilisée pour financer des investissements productifs. Une grande partie de la masse monétaire en circulation serait ainsi détournée par picsou qui la thésaurise dans son fameux coffre de Donaldville. [1]
Tournons-nous à présent sur son côté avare. Chaque centime gagné procure au célèbre canard une satisfaction démesurée avec une utilité marginale de l’argent quasiment constante. Picsou contredit la théorie de l’«homo oeconomicus» rationnel en dépensant beaucoup de temps pour essayer de gagner des petites sommes alors qu’il aurait la possibilité de placer son argent de manière plus rentable.
Si on le compare à deux autres canards de la bande dessinée, la chance peut être une «condition suffisante à l’enrichissement». Donald, bien connu pour sa malchance, est endetté jusqu’au coup, Gontran au contraire, avec sa chance extraordinaire, attend simplement que l’argent lui tombe sur la tête. Picsous est devenu riche en premier lieu en investissant et en travaillant dur mais toujours sous la bienveillance de son «sou fétiche», sans lequel il n’aurait pas amassé autant d’argent.
Voici quelques liens supplémentaires sur Picsou et l’économie:
- Picsou et la morale du capitalisme, une analyse économique et sociologique du monde de Picsou (Blog une heure de peine..., Denis Colombi, 15 juin 2011)
- Picsou est presque aussi riche que Bill Gates, cet article essaye d’estimer la fortune fictive de Picsou (Le Figaro, 14 avril 2011)
- Picsou a inventé l'Euro, une histoire de la bande dessinée, publiée en Italie, qui contient une première expérience d’union monétaire (Libération, Jozsef Eric, 7 novembre 1997)
Pour l’équipe d’iconomix
Alexandre Mondoux
[1] Une possibilité pour une hypothétique banque centrale, dans cette bande dessinée de Walt Disney, serait d’augmenter la masse monétaire en fonction de celle amassé par Picsou.



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