Permettez-moi de revenir sur le récent sondage de Kelly Services, dont nous parlions dans une précédente notice (celle du 30 septembre). Car ce sondage donne aussi des indications intéressantes sur deux point importants: la nécessité de la formation continue et les velléités de changements de carrière. Voyons donc ce que dit ce sondage sur ces deux points.
1) La formation continue: indispensable à la carrière, estime la génération Y
On l’a vu dans la notice du 30 septembre, l’expérience professionnelle est cruciale dans une carrière. Mais il ne faut pas pour autant se reposer sur ses acquis. Pour faire avancer sa carrière, il faut aussi approfondir ses compétences en suivant des formations continues. C’est ce que répètent tous les profs à l’école et c’est aussi l’avis de 98% des Suisses interrogés! «Les débutants en particulier peuvent se présenter à des fonctions plus élevées en suivant des formations continues parallèlement à leur travail» commente Peter Güggi, responsable de Kelly Services.
Quelles que soient les régions à travers le monde, assure le sondeur, ce sont les personnes interrogées issues de la génération Y qui sont le plus prêtes à améliorer leurs compétences, pour faire avancer leur carrière. Elles sont suivies par la génération X (60%) et la génération du babyboom (55%).
2) Changement de carrière: une majorité va le faire à court terme
On le sait, la carrière à vie appartient au passé. Même au Japon. Aujourd’hui, un salarié va changer plusieurs fois d’entreprise et de métier dans sa vie. D’ailleurs, le dernier sondage de Kelly Services montre que plus de la moitié des personnes interrogées à travers le monde (57%) veulent changer de domaine d’activité ou de branche dans les cinq années à venir. Et c’est encore plus marqué en Suisse, où 65% des personnes interrogées sont favorables à un changement.
Par contre, la Suisse est différente du reste du monde sur un point essentiel: à l’étranger, c’est surtout pour avoir un meilleur revenu que l’on veut changer de métier (27%). Pas en Suisse.
Chez nous, 38% des gens veulent changer de travail par intérêt personnel et 23% pour améliorer l’équilibre entre leur travail et leur vie privée. Seulement 12% des gens veulent changer pour un meilleur revenu. Ce qui veut dire, d’une part, qu’en Suisse, les salaires sont meilleurs, de l’autre que les employés sont convaincus que l’on peut vraiment s’épanouir dans son travail.


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