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10 000 ans d’économie
Est-ce que l’histoire de l’économie vous intéresse? Si la réponse est «oui» vous avez frappé à la bonne porte. La
Banque de Francewww.banque-france.fr/... avec son projet «
Cité de l’économie et de la monnaiewww.citedeleconomie.fr/...» vous propose un voyage passionnant à travers l’histoire de l’économie.
Dans cette page Internet interactive vous trouverez une catégorisation de ces 10 000 ans d’histoire en 5 périodes:
- De la préhistoire à la monnaie métallique
- De l’économie antique aux grandes découvertes
- Des grandes découvertes à la révolution industrielle
- Les révolutions industrielles
- Le monde contemporain
Chaque période propose plusieurs images avec des explications concises qui permettent de se familiariser rapidement avec ces notions ou simplement de rafraichir ses connaissances préalables en histoire de l’économie.
Pour l’équipe d’iconomix
Alexandre Mondoux
Les finances publiques sont-elles bien gérées en Suisse?
L’année dernière, l’actualité économique a été dominée par la
mauvaise gestion des budgets publicsfr.wikipedia.org/... de la majeure partie des pays de la zone euro, avec toutes les conséquences néfastes que cela implique pour leurs habitants. On l’a encore constaté récemment avec la perte de
la note AAAfr.wikipedia.org/... de certains pays comme la France.
Mais qu’en est-il en Suisse? On sait qu’il est un des derniers à bénéficier du AAA. Un
classementwww.idheap.ch/... publié en fin d’année dernière par
l’IDHEAPwww.idheap.ch de Lausanne (une sorte d’Université qui forme les fonctionnaires suisses) confirme que nos finances publiques s’avèrent très bien gérées, y compris au niveau cantonal.
En effet, pressentant la crise, les responsables cantonaux des finances ont été très prudents et ils ont signé, en 2010 (les chiffres les plus récents à notre disposition), une performance globale assez exceptionnelle. Mieux : «une performance jamais atteinte depuis les 11 ans que le Comparatif de l'Idheap est publié» affirme même le journaliste Pierre Ballay.
En effet, en 2010, les sept meilleurs réalisent une moyenne supérieure à 5,5 (sur 6) et il faut aller jusqu' au 17e rang pour trouver une note inférieure à 5. Seuls deux cantons n'atteignent pas le cap du 4 fatidique: Bâle-Campagne (3,7) et Schwyz (3,5). Quant à la Confédération, elle obtient elle aussi une très bonne note (5,4).
En tête de ce classement, Lucerne précède Zurich et Genève. Parmi les cantons romands les moins bien classés, on trouve Vaud, à la 21ème place, avec quand même 4,6 de moyenne.
Précisons que ce classement
ne tient pas seulement compte de la santé financière des cantonswww.idheap.ch/..., mais aussi de leur capacité à établir puis à respecter leur budget. «Il importe de rappeler que cette analyse n'est pas un rating, explique Pierre Ballay. Dans leurs appréciations, les agences de notation jugent si une collectivité sera capable de rembourser ses dettes. L'ambition du Comparatif de l'Idheap est différente: il s'agit de mettre en lumière les développements de la situation financière de cette collectivité au cours du dernier exercice. Il permet de dégager l'évolution de la dette par rapport à l'année précédente mais dit rien de l'histoire de l'endettement et, notamment, du stock de la dette accumulée».
Le vrai coût du naufrage du Concordia
Les médias ont largement couvert l’incompréhensible naufrage du
Concordiafr.wikipedia.org/.... Et ils ont souvent parlé de ses coûts directs pour son propriétaire,
le groupe Carnivalfr.wikipedia.org/..., qui contrôle la moitié du marché mondial des croisières. Mais ils ont par contre la plupart du temps oublié de parler des coûts indirects de cet accident. Les prendre en compte donne un éclairage complètement différent de son impact économique.
1) Les coûts directs
Dès le lendemain de la catastrophe, le propriétaire du bateau, assuré pour 500 millions de francs, a estimé que le naufrage allait avoir un impact de plus ou moins 90 millions sur ses comptes, ce qui ne représente que 5% du bénéfice estimé pour 2011.
Dans son analyse, le
Financial Times est plus pessimistewww.ft.com/...: il estime que les coûts directs totaux approcheraient en fait les 200 millions de francs, dont 140 millions pour les pertes directes (y compris tous les touristes qui vont renoncer à réserver une croisière avec cette compagnie, suite à l’accident) et les reste pour rembourser les opérations de secours et le renflouement du bateau.
2) Les coûts judiciaires
Il faut ajouter à ces 200 millions de francs, les coûts des procédures judiciaires, soit les dommages et intérêts que devra payer la compagnie aux familles des victimes, les dommages aux passagers qui ont survécu mais qui ont perdu toutes leurs affaires dans le naufrage, et, bien entendu, les amendes des autorités suite à la pollution du site.
Des montants qui vont probablement se chiffrer en centaines de millions de francs. Les estimations varient, selon les experts, entre 400 et 800 millions de francs. Heureusement pour la compagnie, une grande partie de ces montants devraient être payé par ses assurances.
3) Les coûts boursiers
Il faut encore ajouter à tout cela les coûts boursiers. L’action de l’entreprise, le lendemain du naufrage
a perdu 16,5%markets.ft.com/..., (avant de regagner un peu de terrain les jours suivants), ce qui représentait une perte de plus de 5 milliards de francs de capitalisation boursière! De quoi se payer toute une flotte de navires comme le Concordia.
4) La facture finale
Au final, le coût économique total du naufrage, est nettement plus élevé que ce que pourrait laisser croire une première analyse. Et les coûts directs, même s’ils se chiffrent en dizaines de millions, sont dérisoires par rapport aux coûts économiques totaux.
La morale de cette histoire? Selon l’angle d’approche, les estimations des coûts d’un événement peuvent varier de manière impressionnante. Dans notre cas, de 90 millions de francs selon la compagnie maritime (qui a tout intérêt à minimiser les pertes résultant du naufrage, pour ne pas effrayer les investisseurs), à près de 6 milliards de francs si l’on englobe la totalité des pertes générées par cet accident, y compris les pertes subies par les actionnaires et les conséquences des nombreux procès que devra essuyer la compagnie.
Comme quoi, il faut toujours faire attention aux chiffres dont vous abreuvent les medias.
Perspectives en baisse pour la conjoncture suisse en 2012
Selon Aymo Brunetti, économiste en chef du Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco), dans un entretien publié samedi par le journal "Aargauer Zeitung" et repris par
Romandie Newswww.romandie.com/... (12.12.2011), «l'économie suisse pourrait se trouver en récession cet hiver». Cette perspective serait dû principalement à la force du franc et à la baisse de la demande mondiale, notamment dans la zone euro.
«Il y a eu un affaiblissement conjoncturel au troisième trimestre 2011», et «Il est tout à fait imaginable que nous observions deux trimestres négatifs. Cependant, dans son ensemble, l'économie suisse se porte encore bien.» d’après le chef économiste du Seco.
Aymo Brunetti, tout en restant modérément positif quand à l’évolution conjoncturelle suisse, déclare qu’on ne nécessite pas de mesures conjoncturelles supplémentaires et affirme que «les pronostics actuels ne laissent pas entrevoir une activité économique fortement affectée et assortie d'un taux de chômage en forte hausse».
«Durant le troisième trimestre, le produit intérieur brut (PIB) progressait encore de près de 0,2% par rapport au trimestre précédent. Il s'agit de la valeur la plus faible depuis le deuxième trimestre 2009 lorsque l'économie s'est trouvée en récession et que le PIB s'est contracté.»
* * *
iconomix vient de publier
Tendances conjoncturelles pour l'édition d'hiver 2011/2012www.iconomix.ch/.... Cette publication est basée sur celle du Seco et offre pour les trois thèmes, l'économie mondiale, la position de l'économie suisse, les risques, un certain nombre de questions de compréhension et d’approfondissement.
Pour chaque numéro est prévu un dossier spécial avec des questions de compréhension et d'approfondissement didactiquement accessibles. Dans ce numéro, le thème choisi est: «Zone euro: aggravation de la crise de la dette et fardeau croissant pour la conjoncture».
Une autre caractéristique de cette publication c'est un ensemble d’environ 40 diapositives qui représentent des graphiques et des tableaux. Celles-ci sont un complément idéal au matériel didactique «Tendances conjoncturelles» et représentent une ressource utile dans l’enseignement de l’économie.
Pour l’équipe d’iconomix
Alexandre Mondoux
Les marchés sont-ils vraiment rationnels?
En quelques jours, le
cours de l’action de la banque Unicreditwww.finanzen.ch/... a perdu presque 50% de sa valeur! Comment expliquer une telle chute?
Cette déroute est une bonne illustration de la manière dont fonctionnent actuellement les marchés. Ceux-ci se basent non plus sur une
valorisation «objective»fr.wikipedia.org/... des entreprises, dans un marché aux acteurs rationnels,
comme le voudrait la théorie financière traditionnellefr.wikipedia.org/..., mais essentiellement sur des réactions psychologiques de ces investisseurs, comme le soutient
la finance comportementalefr.wikipedia.org/....
Le cas d’
Unicreditfr.wikipedia.org/... confirme bien cette affirmation.
Le géant bancaire italien, qui emploie 160'000 personnes, n’a pas assez de fonds propres pour répondre aux nouvelles réglementations bancaires, il a donc lancé une augmentation de capital.
Comme les investisseurs sont devenus réticents à prêter actuellement aux banques, surtout dans des pays aux économies sinistrées comme l’Italie, Unicredit a dû proposer des conditions très attractives pour tenter de convaincre les investisseurs. Ce qui a eu un effet pervers.
En effet, quel est le message qu’a fait passer la banque? Que sa situation réelle était pire que supposé: si elle a dû proposer des conditions très attractives aux nouveaux investisseurs, c’est bien qu’elle estimait que personne ne voudrait investir à des conditions normales. Sans surprise, lesdits investisseurs ont pris peur et ont vendu en masse, faisant s’effondrer le cours de l’action.
Il est vrai que la banque italienne venait de publier une gigantesque perte de plus de 13 milliards de francs au troisième trimestre et qu’elle avait déjà procédé à deux augmentations de capital ces deux dernières années. Pas vraiment les signes d’une entreprise très saine.
Reste que les investisseurs savent depuis trois ans que l’entreprise va mal. Ce qui se reflète d’ailleurs dans le cours de son action.
Elle avait déjà perdu 90% de sa valeur depuis les sommets atteints en 2008www.cash.ch/.... Ce qui n’a pas empêché cette action de perdre encore 46% de sa valeur restante en à peine plus d’une semaine, à la suite de l’annonce des conditions de la dernière augmentation de capital.
Pourtant, objectivement, Unicredit ne valait pas moitié moins le 9 janvier 2012 que le 2 janvier 2012. En tant qu’entreprise, avec tous ses collaborateurs, ses bureaux, ses clients, ses affaires, la banque n’a pas changé tant que cela en une semaine.
Preuve donc que la réaction des investisseurs a été complètement émotive et que leur comportement, surtout en période d’incertitude, n’est pas rationnel, mais psychologique.
N.B. Il serait possible de faire exactement la même démonstration en période d’euphorie, ce qui explique l’apparition des fameuses
bulles financièresfr.wikipedia.org/....
Face à la crise, les atouts et les handicaps de la Suisse en 2012
Dans quelques mois des milliers de jeunes vont terminer leurs études et vont se mettre à chercher un emploi. Ce qui pourrait être un peu compliqué si la crise économique s’accentue, comme le pensent un certain nombre d’observateurs. Mais cela sera-t-il vraiment le cas?
Serge Gaillardwww.seco.admin.ch/..., responsable de la Direction du travail au Secrétariat d'Etat à l’économie, une des meilleurs observateurs du marché de l’emploi en Suisse, a récemment fait part de ses prévisions à la presse.
Pour lui, il y a deux facteurs qui pèsent sur l'évolution future de l'économie suisse. Le premier est la surévaluation du franc suisse. Il est aujourd'hui presque 20% plus cher qu'à fin 2009, ce qui renchérit d'autant toute la production suisse par rapport aux concurrents européens. A cela s'ajoute l'incertitude sur le développement de l'économie européenne. Jusqu'à présent, le monde politique européen n'a pas réussi à éviter que la crise de la dette dans deux ou trois petits pays ne déstabilise les marchés financiers, avec un risque de récession et même de crise bancaire en Europe. «Nous entrons dans une phase difficile, cette fois avec des conditions de départ moins bonnes que lors de la crise de 2008 » estime l’économiste.
Reste que, à long terme, la Suisse possède d'excellentes perspectives, poursuit Serge Gaillard. Son économie est diversifiée et innovatrice, sa population active bien formée et motivée, ses structures étatiques ont prouvé leurs capacités à résoudre les problèmes et ses infrastructures sont bonnes. D'autre part, la politique économique possède à court terme une grande marge de manœuvre pour stabiliser la conjoncture. Notre pays est par ailleurs peu endetté, ce qui laisse la possibilité aux finances publiques de réagir si nécessaire. Sur le front du chômage, le Secrétariat d'Etat à l’économie espère qu'un maximum d'entreprises utiliseront le chômage partiel plutôt que de licencier leur personnel.
Mais cela ne devrait pour autant pas éviter des restructurations. Comme l’explique Serge Gaillard, dans un premier temps, les entreprises baissent leurs prix, puis elles tentent d'augmenter la pression sur les fournisseurs, diminuent leur degré d'intégration et s'approvisionnent davantage à l'étranger. Une fois ces mesures épuisées, reste le dernier recours: les licenciements. Dans ce contexte,
le secrétariat d'Etat à l’économie s’attend à une progression continue en 2012 du chômagewww.news.admin.ch/..., de 3 % actuellement à 3,9 % fin 2012, avant une décrue progressive durant l’année 2013.
La politique monétaire en jeu
Certaines banques centrales offrent des concepts didactiques, sous forme de jeu, pour mieux faire comprendre à la population les rouages de la politique monétaire. Si les étudiants sont sensibilisés le plus tôt possible aux fondements de l’économie politique et plus particulièrement à ceux de la politique monétaire, il sera plus aisé pour une banque centrale de faire comprendre ses propres décisions à la population.
Pour la
Banque nationale suissewww.snb.ch/... (BNS), iconomix offre l’unité d’enseignement «
Politique monétairewww.iconomix.ch/...» où les étudiants, avec l’aide des professeurs, ont la possibilité de se confronter à une simulation de politique monétaire (
MOPOSwww.iconomix.ch/...). Pour ce jeu ils sont amenés à prendre des décision en matière de politique monétaire, par le biais du taux d’intérêt directeur.
Le site de la
Banque centrale européennewww.ecb.eu/... (BCE), dans la rubrique «
en savoir pluswww.ecb.eu/...» propose des vidéos explicatives, des textes,… qui donnent un support didactique aux enseignants tout en permettant aux étudiants de se familiariser avec le sujet de la politique monétaire. Deux jeux particulièrement intéressants sont proposés:
- «
Economiawww.ecb.eu/...»: un jeu sur la politique monétaire où l’objectif est de «maintenir l'inflation à un niveau faible et stable, juste en dessous de 2 %» par le biais d’un instrument: le taux d'intérêt directeur.
- «
Inflation Islandwww.ecb.eu/...»: l’étudiant se retrouve sur l’ile de l’inflation et a la possibilité de tester les réactions des personnages du jeu et par la même occasion ses connaissances sur ce vaste sujet.
La
Banque d’Angleterrewww.bankofengland.co.uk offre également le jeu «
The Monetary Policy Balloonwww.bankofengland.co.uk/...» où le but est de maintenir une montgolfière dans un certain intervalle d’inflation pour éviter sa déroute et garder ainsi le contrôle de la banque centrale.
Pour l’équipe d’iconomix
Alexandre Mondoux
7 milliardième habitant et les cours des prix alimentaires
Ca y est! le 7 milliardième enfant est né! Certains auraient dit que ce n’était qu’une question de temps. Essayons d’aller voir quelles peuvent être les implications de l’augmentation de la population mondiale sur l’économie et l’alimentation.
L’article de blog de la Banque mondiale «
Le monde accueille son 7 milliardième habitant en pleine instabilité des prix alimentairesblogs.worldbank.org/...» retrace les problèmes de l’alimentation face à l’augmentation de la population. En ce temps d’incertitude, il n’y a pas seulement la volatilité des marchés boursiers mais il y a aussi celle des prix des denrées alimentaires mondiales. Les personne plus affectées sont évidemment les pauvres des états les plus en difficulté.
Voici quelques liens supplémentaires sur le thème:
Le monde accueille son 7 milliardième habitant en pleine instabilité des prix alimentairesblogs.worldbank.org/... (Banque mondiale, Le blog des réunions, Otaviano Canuto, 4 octobre 2011)
La planète passe le cap des 7 milliards d'habitantstempsreel.nouvelobs.com/... (Le nouvel Observateur, 31 octobre 2011)
7 milliards de Terrienswww.arte.tv/... (Arte, 31 octobre 2011)
Nous sommes sept milliards d'habitantswww.lepoint.fr/... (Le Point, 30 octobre 2011)
7 milliards d’êtres humains: bonne ou mauvaise nouvelle?www.tsr.ch/... (TSR, Emission Geopolitis, 25 septembre 2011)
Compteur de la Population Mondialewww.populationmondiale.com (Population Mondiale)
Pour l’équipe d’iconomix
Alexandre Mondoux
La bible de l'économie comportementale
L'homo economicus a mauvaise réputation. Selon la théorie classique, ce serait un être rationnel, insensible à ses émotions, agissant en connaissances de toutes les informations disponibles et ne changeant jamais ses préférences. L'être humain est-il vraiment cet homo economicus. Le prix Nobel
Daniel Kahnemanecopsycho.gretha.u-bordeaux4.fr/..., père de l'économie comportementale, fait une analyse complètement différente qu'il présente dans un ouvrage qui promet d'être une référence [1]. C'est en effet le premier livre de ce chercheur israélo-américain qui ne soit pas destiné à des spécialistes.
Le "roi de l'erreur humaine", pour reprendre l'image du magazine "Vanity Fair", estime que le système de pensée de l'homme l'amène à commettre quantité d'erreurs. Un exemple? Deux objets coûtent au total 1,10 franc. L'un coûte 1 franc de moins que l'autre. Que coûte ce dernier? A cette question, la moitié des étudiants de Harvard répondent 10 centimes. Ils répondent en se fiant à leur intuition, mais ils ont tort. S'ils se concentraient et réfléchissaient davantage, ils verraient qu'il s'agit de 5 centimes. La réponse immédiate vient du héros du livre de Kahnemann, l'agent "système 1".
Même s'il agit sans effort, le "système 1" a généralement raison et nous aide fréquemment à résoudre les problèmes de la vie quotidienne. Mais il est souvent mis en difficultés, soumis à ses impressions premières et ses sentiments. Il a alors besoin de l'agent "système 2", lequel agit en système de contrôle et en vertu de son effort d'attention. Les deux coopèrent pour le bienfait d'un homme qui apparaît plus raisonnable que rationnel.
Daniel Kahneman ne cherche pas à dénigrer l'intelligence humaine, mais il expose en détail et de façon très structurée les innombrables biais de notre intuition, de notre système de pensée et de nos choix.
Le livre de Daniel Kahneman distingue non seulement les systèmes 1 et 2 mais aussi entre deux "moi", celui de l'expérience et de la mémoire -ce dernier ignore la notion de durée et privilégie à la fois le moment le plus fort d'une expérience et le dernier instant- et entre l'économie classique et l'économie comportementale (behavioral economics).
Le livre est agrémenté d'innombrables jeux et de présentations d'expériences que l'auteur a réalisées avec son compère Amos Tversky. L'auteur déclare, dans l'introduction, ne chercher qu'à "enrichir le vocabulaire des gens lorsqu'ils parlent des jugements et des choix des autres". Mais il dépasse largement son objectif. Il présente l'essentiel de ses théories et décrypte dans le détail la façon de penser et d'effectuer des choix.
Il critique non seulement la théorie classique, mais aussi celle de l'école de Chicago et de Milton Friedman. Il plaide, dans sa conclusion, pour une approche paternaliste du rôle de l'Etat, afin d'aider l'individu dans ses choix. A son avis, il faut faire accepter une perte à court terme pour bénéficier d'un gain à long terme. Sans ce soutien, l'individu est susceptible de devoir supporter les coûts de ses erreurs, lui même ou la société. La crise financière, et la question de l'aléa moral, semblent appuyer ce jugement.
[1]
Thinking fast and slow, Daniel Kahneman, Allen Lanewww.amazon.fr/..., 498 pages, 2011.
Voici quelques liens supplémentaires sur le sujet de l’économie comportementale:
The King of Human Errorwww.vanityfair.com/... (Vanity Fair, 14 novembre 2011)
Economie et psychologie: une longue histoirerationalitelimitee.wordpress.com/... (Rationalité Limité, janvier 2010)
Eco Psychoecopsycho.gretha.u-bordeaux4.fr/..., site internet consacré à la psychologique économique (Emmanuel Petit, Université de Bordeaux)
Articles de blog d’iconomixwww.iconomix.ch/... sur le thème de l’économie comportementale
La crise de l’euro dans "La Vie économique"
Le magazine économique mensuel «La Vie économique» propose le dossier très actuel «sortir de la crise de l'euro» où l’on retrouve une vue d’ensemble ainsi que des scenarios futurs et des propositions de solutions sur le thème.
Une panoplie d’articles sont ainsi proposés, comme notamment:
La Banque centrale européenne, un prêteur de dernier ressortwww.lavieeconomique.ch/...
Quel sauvetage pour l’euro?www.lavieeconomique.ch/...
Trois scénarios pour l’avenir de l’eurowww.lavieeconomique.ch/...- «
Sortir de la crise de l'eurowww.lavieeconomique.ch/...» (Dossier complet, «La Vie économique»)
Pour en savoir plus sur le sujet de l’euro et la crise, vous pouvez consulter les liens suivants:
- «
Union monétaire européennewww.iconomix.ch/...» (Unité A la Carte d’iconomix) - «
Crise dans la zone eurowww.tsr.ch/...» (dossier TSR) - «
Turbulences à tous les étageswww.arte.tv/...» (dossier Arte)
Pour l’équipe d’iconomix
Alexandre Mondoux
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