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7 milliardième habitant et les cours des prix alimentaires
Ca y est! le 7 milliardième enfant est né! Certains auraient dit que ce n’était qu’une question de temps. Essayons d’aller voir quelles peuvent être les implications de l’augmentation de la population mondiale sur l’économie et l’alimentation.
L’article de blog de la Banque mondiale «
Le monde accueille son 7 milliardième habitant en pleine instabilité des prix alimentairesblogs.worldbank.org/...» retrace les problèmes de l’alimentation face à l’augmentation de la population. En ce temps d’incertitude, il n’y a pas seulement la volatilité des marchés boursiers mais il y a aussi celle des prix des denrées alimentaires mondiales. Les personne plus affectées sont évidemment les pauvres des états les plus en difficulté.
Voici quelques liens supplémentaires sur le thème:
Le monde accueille son 7 milliardième habitant en pleine instabilité des prix alimentairesblogs.worldbank.org/... (Banque mondiale, Le blog des réunions, Otaviano Canuto, 4 octobre 2011)
La planète passe le cap des 7 milliards d'habitantstempsreel.nouvelobs.com/... (Le nouvel Observateur, 31 octobre 2011)
7 milliards de Terrienswww.arte.tv/... (Arte, 31 octobre 2011)
Nous sommes sept milliards d'habitantswww.lepoint.fr/... (Le Point, 30 octobre 2011)
7 milliards d’êtres humains: bonne ou mauvaise nouvelle?www.tsr.ch/... (TSR, Emission Geopolitis, 25 septembre 2011)
Compteur de la Population Mondialewww.populationmondiale.com (Population Mondiale)
Pour l’équipe d’iconomix
Alexandre Mondoux
Une nouvelle taxe arrive en Suisse romande
La «taxe au sac» [1]: un concept bien connu en Suisse alémanique qui arrivera bientôt en Suisse romande. L’introduction de celle-ci ne fait l’unanimité dans la population romande qui y est plutôt hostile. L’émission TTC de la TSR «
Mal au sac!www.tsr.ch/...» du 17 octobre 2011, nous explique avec de brefs reportages, les perceptions du public et des politiciens sur cette taxe.
Le but de la «taxe au sac», qui s’appuie sur le principe du
pollueur-payeurcms.unige.ch/..., est celui d’inciter les gens à trier et à recycler leurs déchets. À titre d’exemple, l’introduction de celle-ci dans la commune d’Yverdon a permit de faire baisser les déchets incinérables de 45%.
En contrepartie, la taxe de base sur les déchets devrait baisser d’environ 50%: elle servirait uniquement à couvrir les financements des infrastructures (coûts fixes) liées à l’élimination des ordures.
Voici quelques liens supplémentaires sur la «taxe au sac»:
La «taxe poubelle» arrive en Suisse romandewww.hebdo.ch/... (L'Hebdo, Geneviève Ruiz, 31 aout 2011)
Yverdon: la taxe au sac réduit de moitié les déchetswww.24heures.ch/... (24 heures, 11 août 2011)
La taxe au sac, vue par la population et les communeswww.bafu.admin.ch/... (Office fédéral de l’environnement, des forêts et du paysage, Cahier de l'environnement, N° 357, Déchets, 2003)
Comment donner un prix à la pollution?www.unifr.ch/... (Universitas Friburgensis, Dominique Martin, octobre 1993)
Pour l’équipe d’iconomix
Alexandre Mondoux
[1] Voir la
définition de taxewww.universalis.fr/... sur Encyclopædia Universalis
L’OCDE fête ses 50 ans!
L'Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE) fête ses 50 ans, en 2011. C’est une organisation internationale d’études économiques, fondée en 1961, qui a pour mission de «promouvoir les politiques qui amélioreront le bien-être économique et social partout dans le monde» (
site OCDEwww.oecd.org/...). Elle le fait par le biais de publications d’analyse et de conseil de politiques économiques ainsi que des statistiques. Cette organisation est composée de
34 pays membreswww.oecd.org/..., des pays par majorité développés et industrialisés, et son siège se trouve au Château de la Muette à Paris.
Voici quelques liens intéressants sur cette organisation:
La crise peut être un état productifwww.dievolkswirtschaft.ch/...: Dans cet article, Angel Gurría, secrétaire général de l’OCDE, met notamment en évidence les avantages de faire partie de l’organisation, en citant l’exemple de la Suisse (La Vie économique, 01.09.2011)
À propos de l'Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE)www.oecd.org/...: Le site officiel propose une vidéo de 4 minutes, une vue d’ensemble en chiffre, la mission ainsi que les valeurs fondamentales de l’organisation (OCDE, 2011)
La Suisse fait bien mais peut encore s'améliorer, selon l'OCDEwww.tdg.ch/...: Une analyse des politiques suisses dans la crise actuelle, selon Pier Carlo Padoan, secrétaire général adjoint de l'OCDE (Tribune de Genève, 06.10.2011)
Regards sur l'éducation 2011: Les indicateurs de l'OCDEwww.oecd.org/...: Une étude intéressante sur l’éducation qui aborde ce sujet à partir de plusieurs perspectives (OCDE, 2011)
Pour l'équipe d'iconomix
Alexandre Mondoux
Les conséquences concrètes de la baisse de l’euro pour une entreprise romande
Les médias ne parlent plus que du renforcement du franc suisse par rapport à l’euro et au dollar nord-américain. Nous n’allons pas ici revenir sur les causes de ce phénomène. Sachez seulement qu’il s’explique, en gros, par deux raisons principales: la bonne santé des finances publiques suisses, par rapport à celle de nos voisins, et le traditionnel rôle de valeur refuge du franc quand les investisseurs sont inquiets des perspectives boursières.
Par contre, il est intéressant d’observer l’impact concret de ce renforcement du franc sur les entreprises. Prenons l’exemple de
Tornosfr.wikipedia.org/..., à Moutier.
Tornos est une importante entreprise de machines-outils, établie depuis plus d’un siècle dans le Jura. Une entreprise qui vend des machines coûtant souvent plusieurs millions, essentiellement à l’exportation. Elle est donc très sensible au cours de change du franc. C’est logique, si le franc suisse
se renchérit de plus de 20%www.cash.ch/... face à l’euro, comme cela a été le cas ces douze derniers mois, pour un acheteur situé par exemple en Allemagne, cela signifie qu’une machine Tornos coûte aujourd’hui, en euros, 20% plus cher qu’il y a un an. Autrement dit, les offres des constructeurs concurrents étrangers deviennent plus intéressantes… et Tornos perd des commandes.
On saura lors de la publication des résultats semestriels du groupe quel a été exactement l’impact du renforcement du franc sur ses affaires. Mais dès aujourd’hui, on peut supposer qu’il a été important. En effet,
l’action de l’entreprisewww.cash.ch/... a perdu près de la moitié de sa valeur ces quatre dernières semaines, ce qui signifie bien que les investisseurs anticipent de très mauvaises nouvelles. De plus,
Tornos a annoncéwww.journaldujura.ch/... début août qu’elle se séparait avec effet immédiat de son directeur général, aux commandes depuis à peine sept mois. Une telle décision n’est jamais un bon signe, malgré les déclarations apaisantes de l’entreprise. Voilà qui ne va pas rassurer les investisseurs. D’autant que, au moment où nous écrivons ces lignes, le franc suisse continue de se renforcer par rapport au dollar et à l’euro…
La croissance chinoise vue de l’intérieur
He Yafei est ambassadeur, représentant permanent de la Chine auprès des Nations Unies à Genève. Un poste stratégique, confié uniquement des hommes politiques de gros calibre. Récemment, lors d’une discussion organisée à Genève, il a expliqué, au-delà des chiffres et des statistiques, ce que voulait dire être Chinois aujourd’hui et pourquoi la croissance économique était aussi importante pour ce pays.
Il raconte d’abord que, dans sa jeunesse, sa maison n’avait pas d’eau courante ni d’électricité. Il devait aller chercher tous les jours de l’eau à un puits, à quelques centaines de mètres et n’avais pas de radio ni de télévision. En une génération, quels changements, explique-t-il! D’ailleurs, sa fille, qui étudie dans une business school aux Etats-Unis, a de la peine à le croire, assure-t-il, quand il lui parle de sa jeunesse.
En chiffre, il explique que dans sa jeunesse, le PIB chinois par habitant était de 343 yuans, et qu’il est aujourd’hui de 19'000 yuans! Qu’en 1949, l’espérance de vie était de 35 ans et qu’elle est actuellement de 73 ans.
Malgré ces améliorations, He Yafei ne cache pas qu’il reste encore 150 millions de pauvres en Chine (il reprend la définition de la Banque mondiale et considère comme pauvre un ménage dont le revenu est inférieur à 2 dollars par jour)
Cette croissance a aussi des conséquences concrètes pour le pays, que le gouvernement doit gérer. Trois exemples: 1) Chaque année, les villes chinoises accueillent 13 millions d’habitants supplémentaires. Presque deux Suisses! 2) Chaque année, les universités chinoises produisent 7 millions de diplômés. 3) Chaque année encore, les entreprises doivent créer 24 millions de places de travail pour absorber les nouveaux arrivants sur le marché du travail.
Des chiffres qui expliquent que, pour la Chine, les objectifs économiques sont, dans l’ordre d’importance, 1) créer des emplois, pour éviter que des millions de gens se retrouvent au chômage, ce qui serait source de désordres publics dangereux, 2) augmenter le niveau de vie de sa population, pour qu’il n’y ait pas (trop) de tensions entre les différentes régions du pays et les différentes classes sociales et 3) développer une croissance durable, respectueuse de l’écologie et des ressources.
«Les défis sont énormes, et vous comprenez pourquoi la Chine ne peut pas se permettre de ralentir sa croissance économique» a conclu l’ambassadeur.
Où va l’économie mondiale? Les réflexions d’un expert
Martin Wolf est un des plus grands commentateurs économiques actuel. Ses billets, toutes les semaines dans le Financial Times font référence. Il était invité à Genève il y a quelques jours.
Il a d’abord expliqué que la phase de transition assez abrupte que nous vivons n’est, après tout, analysé à l’échelle de l’histoire humaine, qu’un retour à la normale. «L’inattendue domination de l’Occident sur le monde, n’aura en fin de compte duré que 150 ans» résume l’économiste. Une domination qui est en train de disparaître, voire qui a déjà disparu.
Pour étayer cette thèse, Martin Wolf remarque simplement que depuis une décennie, les économies des pays émergents croissent trois fois plus vite que celle des pays développés. «Malgré cela, selon nos critères, ces pays restent pauvre. Malgré la phénoménale croissance économique affichée par la Chine,
le PIB par habitantfr.wikipedia.org/... n’est encore que 20% de celui des Etats-Unis. Et l’Inde, plus pauvre, n’est qu’à 10%.»
Quoi qu’il en soit, cette croissance des pays émergents n’est pas sans conséquence pour l’économie mondiale: «elle génère une très forte pression sur le prix des matières premières, qui ont doublé, voire triplé ces dix dernières années, et, par conséquent, une inflation globale». Une tendance qui va continuer. Selon Martin Wolf, le prix des matières premières va encore doubler ces 30 prochaines années.
Au final, Martin Wolf est assez pessimiste. La Chine est aujourd’hui, indubitablement, le plus gros moteur de l’économie mondiale. Mais il est convaincu que ce moteur est sur le point de se gripper. En effet, la croissance de l’économie chinoise est essentiellement générée par des investissements, non pas par de la consommation interne. «Sur le long terme, ce n’est pas tenable» assure Martin Wolf. Et quand ça ne sera vraiment plus tenable, les investissements vont s’effondrer… et la croissance du PIB chinois aussi. «Personne ne peut dire quand cela va arriver, mais le risque existe et il est très important pour l’économie mondiale» a conclu Martin Wolf. Voilà qui donne un peu froid dans le dos.
Et le monde en 2050, comment sera-t-il?
Pour faire suite au post précédent, la banque HSBC a publié il y a quelques semaines un passionnant
rapport sur le monde en 2050www.research.hsbc.com/...: dans quarante ans, quels seront les pays qui domineront l’économie mondiale?
Une partie des résultats est sans surprise. Les Etats-Unis vont rester une puissance mondiale dominante, mais ils auront été (de justesse) dépassés par la Chine. L’Inde sera, elle, devenu le pays le plus peuplé du monde (1,6 milliards d’habitants) mais aussi la troisième puissance économique.
Plus inattendue est l’apparition de pays dont on parle peu aujourd’hui, comme la Turquie, dont l’économie sera aussi grosse que celle de l’Italie, la Colombie, le Venezuela ou l’Egypte. Cette dernière, si l’on en croit les économistes de HSBC, sera la 19ème puissance mondiale dans quarante ans.
L’Egypte, vraiment? Pourtant ce pays connaît une révolution dont on ne peut encore prévoir les conséquences à long terme. «Evidemment, il y a des inconnues que l’on ne peut pas prendre en compte dans ce genre d’étude, comme les révolutions politiques, explique Alexandre Zeller, responsable d’HSBC en Suisse. Mais, sur le long terme, oui, nous pensons que l’Egypte sera une grande puissance économique en 2050.»
Et le banquier ajoute: «Je pourrais résumer les conclusions de cette étude en deux points importants. Premièrement, la croissance du PIB dans les pays émergents va être le double de celle des économies développées ces 40 prochaines années. Deuxièmement, en 2050, 19 pays actuellement émergents seront parmi les 30 plus grandes puissances économiques du monde. Avec des bonds importants pour des pays comme la Malaisie, la Colombie ou l’Egypte.» Nous voilà avertis.
Et la Suisse dans tout ça? Notre pays va y laisser quelques plumes et perdre 7 rangs dans le classement des grandes puissances, passant de la 20ème à la 27ème place. Par contre le revenu moyen de ses habitants va plus que doubler ces quatre prochaines décennies (en monnaie constante). Ce qui fera des Suisse les plus riches habitants de la planète. Et de loin, alors qu’aujourd’hui, nous sommes juste derrière les Japonais et juste devant les Américains. Voilà de quoi nous réjouir!
Les bienfaits du capitalisme?
Il y a quelques semaines, la Chine est officiellement devenue la deuxième économie du monde, en termes de PIB, dépassant le Japon. La nouvelle a fait, à juste titre, la une des médias. Mais on ne se rend pas forcément compte de l’exploit que ce dépassement représente pour un pays comme la Chine.
Il faut se rappeler qu’à la mort de
Mao Zedongfr.wikipedia.org/..., en 1976, la Chine sort d’une période extrêmement répressive. La
révolution culturellefr.wikipedia.org/... a quasi détruit, pour la deuxième fois en vingt ans, son dynamisme économique (la première fois avait été lors du
Grand Bond en Avantfr.wikipedia.org/..., à la fin des années 50).
Arrive en suite
Deng Xiaopingfr.wikipedia.org/..., qui va libéraliser l’économie. Avec des résultats incroyablement spectaculaires, puisqu’en 35 ans, le
PIB Chinois va être multiplié par 30perspective.usherbrooke.ca/...! Une performance probablement unique dans l’histoire de l’humanité, même s’il est vrai que la Chine partait de très, très bas.
Certes, cette croissance a des mauvais côtés, qu’il ne faut pas cacher (pollution, conditions de travail parfois déplorables, épuisement des ressources naturelles, etc.), mais si le but d’une politique économique est d’enrichir globalement sa population, ce but a été ici atteint de manière spectaculaire.
Reste maintenant l’étape suivante: quand est-ce que la Chine va-t-elle devenir la première puissance économique mondiale, devant les Etats-Unis, dont le PIB est encore, grosso modo,
trois fois plus élevéwww.imf.org/...? Si la croissance des deux pays reste constante ces 20 prochaines années, ce sera en 2035.
Une donnée que l’on doit cependant relativiser. Si l’on tient compte d’une statistique plus pertinente en ce qui concerne la richesse d’un pays, celle du
PIB par habitantfr.wikipedia.org/..., en
parité de pouvoir d’achatfr.wikipedia.org/... (donc, en langage clair, la richesse créée dans le pays, proportionnellement au nombre d’habitant et proportionnellement au coût de la vie du dit pays), la situation est bien différente. Comme la Chine est nettement plus peuplée que les Etats-Unis (1,3 milliard pour la première, 300 millions pour le second), ce n’est pas demain qu’elle va les dépasser.
En effet, le PIB par habitant, en parité de pouvoir d’achat, selon les données du Fonds Monétaire International, approche
les 50’000$ aux Etats-Uniswww.imf.org/... et atteint seulement 7500$ en Chine, soit encore sept fois mois! Si les deux pays conservent leurs rythmes de croissance actuels, il faudra encore une cinquantaine d’années avant que le PIB par habitant des Chinois dépasse celui des Américains. Ce qui relativise la richesse des premiers et le déclin annoncé des seconds.
Ceci dit, répétons le, la croissance de l’économie chinoise ces 35 dernières années reste vraiment spectaculaire.
Femme de patron, c’est enfin un métier!
Il y a quarante ans, les
femmes obtenaient le droit de votefr.wikipedia.org/... en Suisse. Un anniversaire que les médias nous ont longuement rappelé. Mais plutôt que de se pencher sur le passé, mieux vaut s'intéresser à l’avenir.
Cet avenir, c’est la reconnaissance prochaine d’un nouveau métier: femme de patron. Ne souriez pas, c’est effectivement un vrai métier, surtout dans les petites entreprises. En effet, ces épouses gèrent souvent toute la partie administrative de la PME familiale, son back-office comme on dirait dans les milieux bancaires. Des tâches étendues, importantes, complexes et chronophages. Des tâches essentielles à la survie de l’entreprise familiale, qu’elles accomplissent sans reconnaissance officielle, «dans l’ombre».
Heureusement, cela est en train de changer, et ce serait une première en Europe! Comme l’explique Patrick Oberli dans le dernier numéro de
PME Magazinewww.pme.ch/..., en janvier 2011, un groupe de travail soutenu par l'Union suisse des arts et métiers (USAM) a déposé à Berne un projet de
brevet fédéralwww.bbt.admin.ch/... de gestionnaire de PME familiale. Autrement dit: le dossier soumis à
l'Office fédéral de la formation et de la technologiewww.bbt.admin.ch (OFFT) propose la création d'un nouveau métier qui reconnaîtrait le rôle complexe de celles qui, dans l'ombre de leur conjoint, assurent la bonne marche d'une majorité des entreprises de ce pays.
Cette nouvelle profession aurait une autre originalité: elle serait uniquement délivrée par
validation des acquiswww.bbt.admin.ch/.... Soit la reconnaissance des compétences multiples que ces femmes ont intégrées au fil des ans en fonction des besoins de l'organisation familiale.
D’une part, avec ce brevet fédéral, les compétences de ces épouses vont enfin être officiellement reconnues, ce qui n’est pas rien pour leur moral et leur besoin de réalisation sociale. Mais surtout, si elles décident un jour de changer d’orientation ou d’entreprise, ce diplôme va tout d’un coup les rendre mieux employables sur le marché du travail. Elles le méritent: elles avaient l’expérience, les compétences, elles auront maintenant le papier qui le prouve.
Certes, ce n’est au final qu’un petit pas vers une meilleure prise en considération de l’importance des femmes dans notre économie, mais il était important de le faire, ce petit pas.
Combien vaut une écurie de F1?
La F1 a toujours fait fantasmer, avec ses bolides et ses pilotes qui gagnent des millions. Mais, financièrement, ce monde est toujours resté un peu obscur.
Ce n’est plus le cas aujourd’hui avec la prochaine entrée en bourse de
l’écurie Williamsfr.wikipedia.org/.... Qui dit entrée en bourse, dit
publication des compteswww.attwilliams.com/.... Voilà qui lève le voile (les chiffres qui suivent concernent l’année 2009, les comptes de 2010 n’ayant pas encore été dévoilés). Une écurie comme Williams emploie non seulement deux pilotes, mais aussi une armée d’ingénieurs: 528 personnes au total.
Elle réalise un chiffre d’affaires annuel d’environ 170 millions de francs (ce qui correspond à une grosse PME en Suisse), et génère un bénéfice d’un peu plus de 6 millions de francs. Le rapport annuel ne dit pas quel est le salaire des deux pilotes principaux,
Pastor Maldonadofr.wikipedia.org/... et
Rubens Barrichellofr.wikipedia.org/.... Selon les rumeurs, ce dernier était payé environ 15 millions de francs en 2008, avec une prime d’environ 40 000 francs le point inscrit. Si ce montant est correct, la majeure partie de la masse salariale de l’entreprise, un peu plus de 48 millions de francs, lui revient. Quant au propriétaire, Frank Williams, il gagne 1,7 millions.
Au final, combien vaut cette écurie de F1? On le saura lors de la première cotation de ses actions, le 2 mars à la Bourse de Francfort. Mais au vu du prix demandé, ce devrait être entre 310 et 380 millions de francs.
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